À propos de l'agrément
David Crawford, CMA, SE
Favoriser la durabilité environnementale aux Jeux olympiques de Vancouver de 2010
Le regard du monde entier s’est tourné vers Vancouver vendredi dernier à l’occasion de l’ouverture des Jeux olympiques d’hiver de 2010, tout un défi pour le comité organisateur de Vancouver (COVAN) qui, en plus d’offrir une expérience olympique extraordinaire, doit également minimiser les répercussions sur l’environnement liées à l’événement. Par le passé, les Jeux olympiques ont souvent eu pour résultats de laisser une dégradation environnementale, à divers degrés, à cause du grand nombre de touristes et des nouveaux projets de construction qu’un tel événement engendre. Toutefois, les olympiques offrent aussi l’occasion d’élaborer de nouvelles approches à une gestion d’événements durables, dont les répercussions pourraient s’étendre bien au delà de la période des Jeux.
Viser l’or tout en restant vert
À titre de directeur de l’hébergement, de nettoyage et des déchets pour le COVAN, David Crawford est bien au fait du défi que représente le fait de trouver l’équilibre entre la durabilité environnementale et la réalisation des Jeux. Crawford est responsable de mettre en œuvre les plans de gestion de projets, de gérer les contrats de service, y compris les études de faisabilité et les critères d’évaluations des répercussions environnementales. En plus de collaborer avec des professionnels de renom de partout au pays et de plus de 30 autres nations, il affirme qu’un des aspects les plus gratifiants de son travail est le fait de participer activement à des Jeux qui « feront à jamais partie de la mosaïque nationale et de l’histoire du Canada ».
La durabilité constitue une des valeurs fondamentales du COVAN, mais la nature dynamique des Jeux olympiques et les milliers d’industries en jeu rendent la tâche très complexe. « La vitesse à laquelle les choses changent est incroyable », ajoute Crawford. « Nous avons l’impression de vivre en années de chien—pour chaque année travaillée aux Jeux de Vancouver, nous gagnons sept années d’expérience. »
Pour Crawford, il ne s’agit pas d’une première expérience d’événement sportif majeur—il a travaillé aux Jeux panaméricains de 1999 qui ont eu lieu à Winnipeg, où il a contribué à atteindre un taux de recyclage de 85 %. Crawford s’est inspiré de son expertise pour mener à bien la création d’un plan de gestion des déchets solides intégrés pour les Jeux de Vancouver, lequel contient des normes qui pourraient faire en sorte que ces Jeux olympiques d’hiver affichent le plus haut taux de recyclage des temps modernes.
Au cours de la dernière décennie, on constate une nette tendance pour les pratiques durables dans le cadre des Jeux olympiques. On fait de plus en plus appel à des professionnels de l’environnement comme Crawford pour assurer ce changement. La promotion de développements respectueux de l’environnement est une préoccupation principale des Jeux de 2010 puisque le COVAN compte parmi ses objectifs de projeter une image du Canada qui se caractérise par sa passion pour les sports et son souci pour la durabilité.
Le profil de l’emploi
L’intérêt de Crawford pour l’environnement est né d’une expérience de jeunesse : lors d’une randonnée en plongée en Ontario, il a involontairement ingéré de l’huile à moteur d’une nappe de pétrole dans la rivière causée par une fuite d’un réservoir de stockage de produits pétroliers. Crawford affirme que cette expérience personnelle, jumelée aux images d’animaux couverts de pétrole brut quand le Exxon Valdez a sombré en 1989, l’ont mené à se passer la remarque : « il doit y avoir une meilleure solution! »
Après s’être décidé à suivre une formation en comptabilité environnementale, Crawford a participé à la mise en œuvre et au développement du programme de recyclage « boîtes bleues » au Manitoba. Il a créé un protocole pour documenter les coûts des programmes de recyclage des municipalités au Canada, lequel est, depuis, devenu une norme nationale. « Cette expérience m’a permis d’acquérir les compétences nécessaires pour devenir un SE », confie t il.
Selon Crawford, la plus grande valeur que son titre de SE (spécialiste en environnement) peut lui apporter, c’est la crédibilité—une norme professionnelle élevée dotée d’une reconnaissance nationale, qu’il juge de valeur équivalente à son titre de CMA (comptable en management crédité). Crawford affirme que grâce à l’obtention de la certification SE, il jouit d’une reconnaissance d’un tiers parti, tant en matière de gestion des déchets solides qu’en comptabilité environnementale.
« L’agrément me permet de documenter et d’authentifier mes compétences et mon expérience, ce qui constitue un outil de communication et de gestion très puissant », dit il. « D’un point de vue international, mon agrément en tant que SE est utile pour me donner de la crédibilité dans mes missions à l’étranger, particulièrement là où aucun processus de certification équivalent n’existe. »
Crawford conseille aux futurs professionnels de combiner leurs diplômes à de l’expérience pratique. « Comme j’ai eu à embaucher à la fois des employés permanents et des consultants, je tiens toujours compte des études du candidat et de son expérience pratique avant de prendre une décision », affirme Crawford. « À mon avis, un équilibre entre les deux est essentiel. »
Pour avoir du succès, il suggère également aux futurs professionnels de se familiariser avec les protocoles de gestions de projets officiels. « Les SE qui réussissent prospéreront dans ce type d’environnement », ajoute t il.
Poursuivre la tendance en matière de développement durable
Crawford se voit bien, à l’avenir, travailler pour un organisme qui tirera profit de son expérience de haute direction et de ses connaissances pratiques environnementales. Son agrément de SE, combiné à sa vaste expérience de la gestion de déchets solides, lui garantit que, quelle que soit la voie qu’il prendra, il obtiendra des résultats, tant sur les plans économique, social et environnemental.