Belles réussites du Service écojeunesse : la société AWES


Nous avons communiqué avec les participants à notre programme du Service écojeunesse de 2016-2017 pour qu’ils nous parlent de leur expérience. Découvrez les avantages du programme pour les employeurs comme pour les stagiaires en lisant notre entrevue avec Jeff Renton et Luke Wonneck de la société AWES.

Jeff Renton, hôte, Agroforestry & Woodlot Extension Society (AWES)

Comment avez-vous entendu parler du programme du Service écojeunesse ?

C’est un collègue d’une organisation partenaire qui m’en a parlé lors d’une discussion sur des possibilités de financement.

Pourquoi votre organisation a-t-elle décidé d’accueillir des stagiaires du programme du Service écojeunesse ?

Notre organisation cherchait à renforcer sa capacité pour quelques-uns de nos projets en cours, et la plupart des travaux pouvaient être exécutés par des employés débutants.

Quelle a été votre impression du processus à suivre pour devenir une entreprise d’accueil ?

Le processus était incroyablement simple et le délai de réponse était très court. Nous avions déjà préparé la plupart des renseignements requis dans la demande pour justifier le renforcement de notre capacité auprès de notre conseil d’administration.

Votre organisation a-t-elle profité de la présence de stagiaires ? Si oui, veuillez nous décrire les avantages.

Vu l’éthique professionnelle irréprochable et la nature ambitieuse de notre stagiaire, nous nous sommes non seulement rattrapés en ce qui concerne les produits existants, mais nous avons également pu entreprendre plusieurs nouveaux projets.

Avez-vous vécu des moments particulièrement mémorables avec des stagiaires ?

Je me souviens de la première présentation qu’a faite notre stagiaire au nom de notre organisation ; elle portait sur un sujet technique et s’adressait à des propriétaires fonciers. Avant la présentation, nous avons donné du soutien à notre stagiaire pour l’aider à se préparer et à élaborer du contenu. J’ai été abasourdi par son rendement ; la présentation était soignée, et j’ai appris beaucoup de nouveaux renseignements. De plus, les auditeurs débordaient de questions et d’enthousiasme.

Avez-vous constaté une certaine croissance, soit chez vos stagiaires ou votre organisation, grâce au programme du Service écojeunesse ? Si oui, de quelle façon ?

Ce que je constate chez la plupart des nouveaux diplômés, c’est qu’ils ont de nombreuses connaissances, mais qu’ils ne savent pas trop comment les mettre en pratique, par manque d’expérience. Pendant le stage, nous avons offert de la formation et des occasions d’apprentissage pratiques pour que le stagiaire soit en mesure de gérer et de superviser les volets opérationnels de différents projets. Ainsi, il comprenait bien mieux les nombreux facteurs qui peuvent contribuer ou nuire à la réussite d’un projet, et il a tiré parti de ces nouvelles connaissances pour exécuter ses tâches au quotidien.

Le programme du Service écojeunesse a-t-il été une réussite pour votre entreprise ? Quel a été, selon vous, l’aspect le plus réussi du stage ?

La société AWES est très reconnaissante d’avoir eu l’occasion d’accueillir un stagiaire. En plus de nous permettre d’accroître considérablement notre capacité, le stage nous a donné l’occasion de nous lancer dans de nouveaux secteurs de projet en tirant parti de l’expérience et des connaissances du stagiaire.

Quels sont les projets intéressants qui occupent votre organisation ces temps-ci, et quel est le rôle de votre stagiaire ?

Depuis quelques années, la société AWES prépare un guide complet sur l’établissement de bandes riveraines aux abords des plans d’eau de l’Alberta. Le stagiaire a été l’un des premiers employés à participer aux travaux de recherche et d’élaboration de contenu pour ce guide, que nous venons d’ailleurs de terminer et d’afficher sur notre site Web.

Croyez-vous que le programme du Service écojeunesse et la participation de votre organisation à ce programme ont contribué à la croissance du secteur de l’environnement et des emplois verts au Canada ?

Le programme du Service écojeunesse améliore la capacité des organisations à embaucher un stagiaire de deux façons : 1) en aidant l’organisation à assumer les coûts relatifs à l’embauche de nouveaux employés ; 2) en augmentant le salaire potentiel du stagiaire, puisqu’il permet d’éliminer les éventuels obstacles de nature financière pour que les professionnels nouvellement diplômés obtiennent des emplois dans le secteur de l’environnement.

Nous avons d’ailleurs décidé d’offrir à notre stagiaire un emploi à temps plein à la fin du programme.

Quels conseils ou renseignements donneriez-vous à d’autres organisations qui ne participent pas au programme du Service écojeunesse ?

Les diplômés ne sont pas nécessairement dépourvus de connaissances ou de talent. Tentez le coup en vous inscrivant au programme ; la publicité ou le recours à un réseau professionnel vous permettront sans doute de rencontrer des individus enthousiastes et compétents qui sont en mesure de vous aider !

En vos propres mots, dites-nous ce que vous aimeriez qu’ECO Canada ou d’autres organisations sachent au sujet de votre expérience du programme du Service écojeunesse :

La clé de ce programme est qu’en plus d’offrir une possibilité d’apprentissage essentielle à un nouveau diplômé, il a de très bonnes chances de profiter à votre organisation. Nous savons tous ce que c’est que de rester pris dans une impasse à ressasser les mêmes approches et les mêmes processus ; l’arrivée d’un nouvel employé apporte une nouvelle perspective qui pourrait redonner de la vigueur à votre entreprise.

Luke Wonneck, stagiaire, société AWES

Comment avez-vous entendu parler du programme du Service écojeunesse ?

J’en ai entendu parler dans le site Web d’ECO Canada, dont je me servais pour chercher un emploi.

Quel est votre parcours scolaire et qu’est-ce qui vous a motivé à travailler dans le domaine de l’environnement ?

Je suis titulaire d’une maîtrise en politique environnementale de l’Université d’Oxford, ainsi que d’un baccalauréat en sciences de l’environnement de l’Université de Calgary. Le domaine de l’environnement m’intéresse parce que je cherche toujours à comprendre les liens entre différents sujets qui sont habituellement considérés comme distincts, notamment l’écologie, le climat, la géographie, la science du sol, la politique, l’économie, la culture, les activités de la vie quotidienne (p. ex., l’alimentation, le lavage, les déplacements et le magasinage), et d’autres encore.

Quelle a été votre impression du processus à suivre dans le cadre du programme du Service écojeunesse pour être jumelé à une entreprise d’accueil ?

Le processus à suivre était simple et efficace.

Le programme Service écojeunesse vous a-t-il ouvert des portes sur le plan professionnel ?

Je prévois continuer à travailler pour l’organisation qui m’a accueilli durant mon stage tout au long de la dernière année, donc oui, le programme m’a certainement ouvert des portes.

Pendant votre stage, avez-vous vécu des expériences particulièrement mémorables ?

Pendant mon stage, j’ai eu de nombreuses occasions d’offrir des présentations et des ateliers à des fermiers, à des propriétaires de terrains et à d’autres propriétaires fonciers. Je me souviens particulièrement bien d’un atelier de trois heures sur la plantation de brise-vents et de zones tampons écologiques, que j’ai animé à Grande Prairie County, en Alberta. Ce sont les participants qui ont rendu l’expérience mémorable : ils avaient amené des cartes de leurs propriétés, que nous avons examinées ensemble pour discuter des défis et des plans relatifs à la plantation. J’ai eu l’impression d’avoir beaucoup appris et d’avoir été en mesure de fournir des conseils utiles.

Est-ce le genre de travail que vous imaginiez effectuer lorsque vous étiez aux études ? Pourquoi ?

Je me voyais occuper un rôle relatif à la politique environnementale, et non celui que j’occupe actuellement, qui est plutôt axé sur les travaux techniques en agroforesterie. Tout au long de mon stage, j’ai appris à apprécier l’aspect pratique et utilitaire de mon travail, et je suis heureux d’avoir tout de même réussi à intégrer certaines de mes réflexions sur la gouvernance et le changement social. En d’autres mots, j’ai pu modifier légèrement mon rôle en fonction de mon expertise et de mes champs d’intérêt. Je ne ressens plus le besoin de suivre un parcours professionnel conventionnel en politique environnementale.

Quel conseil donneriez-vous à des diplômés qui ne participent pas au programme du Service écojeunesse ?

Soyez patients lors de votre recherche d’emploi, et tentez d’établir autant de liens professionnels que possible. J’ai envoyé des demandes d’emploi en ligne pendant six mois, sans résultat, puis j’ai décroché trois entrevues grâce à des contacts personnels.

Selon vous, quel est l’avenir du secteur de l’environnement ? Quelle place votre carrière occupera-t-elle dans cette évolution ?

J’aimerais que le secteur de l’environnement ne soit plus un « secteur », puisque ce terme sous-entend qu’il est distinct d’autres « secteurs » comme les ressources naturelles, le commerce, l’éducation, les soins de santé, et d’autres. Je préfèrerais que la compréhension des enjeux environnementaux, ainsi que les réflexions et les compétences connexes, soient intégrées aux activités de l’ensemble de la société de façon à ce que toutes les parties intéressées y trouvent leur compte. Par mon travail de technicien en agroforesterie, j’espère pouvoir aider les fermiers et d’autres gestionnaires fonciers à profiter de ces avantages.

En vos propres mots, parlez-vous des aspects de votre expérience du programme du Service écojeunesse que nous n’avons pas encore abordés : les réussites, les échecs, les occasions d’apprentissage, le mentorat, le perfectionnement professionnel, les compétences acquises.

En tant que technicien en agroforesterie, j’ai été appelé à contribuer à la conception de projets de plantation d’arbres sur des terres agricoles. Jusqu’à présent, si je pouvais revenir en arrière, je changerais au moins un élément dans la conception de tous les projets de plantation auxquels j’ai participé. Cet exercice d’humilité, quoique frustrant, a été une occasion d’apprentissage sans pareil. La preuve : au moins, je n’ai jamais répété la même erreur !

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