Matt Kennedy

Mon intérêt à l’endroit de la biologie a commencé à se développer dès mon enfance, alors que je passais mes étés sur un voilier ou sur la plage, avec mes grands-parents sur l’île de Vancouver. C’est cet aspect de service à la collectivité qui m’a attiré vers la consultation environnementale. Je voulais faire quelque chose dans le domaine scientifique qui serait en même temps pratique. En début de carrière, alors que j’étais au service d’un cabinet de consultation, on m’a conseillé de faire valoir mes compétences à l’intérieur de l’entreprise plutôt qu’à l’extérieur, ce qui m’a très bien servi. De cette manière, les directeurs de projet du bureau savaient de quoi j’étais capable, ce qui m’a permis de participer à des entreprises toujours plus intéressantes et emballantes.

Les biologistes peuvent notamment se trouver du travail au gouvernement et auprès de cabinets d’ingénierie ou d’entreprises industrielles, de centres de recherche ou d’organismes environnementaux non gouvernementaux. On les retrouve dans les grands centres urbains, des villes plus petites et des emplacements industriels en retrait. Au cours des sept années qui se sont écoulées depuis l’obtention de ma maîtrise, j’ai occupé des postes à différents niveaux, tant comme biologiste sur le terrain que dans un bureau pour analyser des données et rédiger des rapports. Au nombre des travaux particulièrement palpitants auxquels j’ai participé, notons le projet d’étude de base sur l’environnement et l’étude d’impact pour la mine de diamants Diavik, dans les Territoires du Nord-Ouest, dès ma sortie de l’université. Cette ambitieuse étude d’impact des plus diversifiées a marqué mon entrée dans le domaine du travail environnemental appliqué en milieu de consultation. Ce projet (puis d’autres de même type) m’a aidé à progresser rapidement en début de carrière et à établir la cadence pour les projets subséquents.

Afin de demeurer au courant des changements apportés aux règlements et des nouveaux problèmes techniques qui se posent constamment, je fais appel à un large éventail de ressources, dont les bibliothèques, le Web et les discussions avec des collègues. Même si je n’obtiens pas toujours toutes les réponses sur-le-champ, je sais habituellement où les trouver. Mon réseau de contacts professionnels est sans contredit ma ressource la plus précieuse lorsqu’il s’agit de me garder à jour et d’obtenir de l’aide en présence de problèmes difficiles à résoudre. Je suis membre de l’Alberta Society of Professional Biologists, du Calgary Mineral Exploration Group ainsi que de la Northwest Territories Chamber of Mines et j’assiste aux congrès annuels organisés par ces associations. Je suis également formé en réanimation cardio-respiratoire et en premiers soins, en secourisme en milieu sauvage, en pêche à l’électricité et en sécurité nautique. En outre, j’ai suivi des cours en techniques de gestion de projet et en service efficace à la clientèle.

Le secteur environnemental est en pleine croissance. Les occasions d’avancement, d’augmentations salariales et de participation à l’entreprise à titre d’actionnaire sont belles selon les fonctions occupées. Qui plus est, la demande de services biologiques va croissante alors qu’on souhaite de plus en plus fréquemment la participation de spécialistes environnementaux dans le cadre d’audiences réglementaires ou d’actions en justice. Cette demande est sans doute en grande partie attribuable à une sensibilisation accrue du public aux questions d’environnement. Les problèmes techniques qui ne manqueront pas de se manifester à l’avenir exigeront le concours de personnes aux compétences polyvalentes pour les régler. La possibilité d’accomplir ce genre de travail et de faire partie intégrante de la solution vous donne un sentiment de satisfaction certain.

J’aurais tendance à encourager des études spécialisées à forte connotation technique dans un domaine qui semble attrayant. À cela devrait se greffer un large éventail d’expériences vécues et à ce chapitre, des cours d’été sur le terrain peuvent être particulièrement intéressants. Il peut parfois être difficile de percer, mais il faut être persistant et mettre l’accent sur ses compétences techniques. Aussi, il faut conserver une attitude positive et faire preuve d’enthousiasme pour toutes les occasions qui se présentent. Souvent, ce qui importe surtout, c’est d’obtenir ce premier emploi en environnement. Il ne faut jamais oublier que, dans ce secteur, les employeurs sont à la recherche de personnes talentueuses et créatives qui peuvent les aider à trouver des solutions à des problèmes techniques.

Il se peut que je doive me rendre jusqu’à un endroit éloigné, faire appel à certaines techniques d’échantillonnage sur le terrain et interagir avec des gens sur place ou que je reste simplement au bureau, à échanger avec des clients, des organismes de réglementation ou le personnel s’occupant de divers projets au sujet de questions techniques, de budgets ou d’échéanciers. Une grande partie des 40 ou 50 heures de ma semaine de travail est consacrée à la communication et à la résolution de problèmes avec d’autres spécialistes, qu’il s’agisse de chimistes, de géologues, d’ingénieurs ou de biologistes de spécialités diverses. J’ai la chance d’avoir mon mot à dire lorsqu’il faut choisir un lieu de travail et les projets sur lesquels j’aimerais me pencher.

L’organisation où je travaille croit fermement dans l’apprentissage et la croissance professionnelle. Ma contribution consiste à m’assurer que les projets sont exécutés à l’intérieur des délais prescrits et selon les budgets alloués, tout en répondant aux attentes du client ainsi qu’en respectant mes propres normes professionnelles. L’expérience aidant, je continuerai de rechercher des projets d’une envergure plus grande et toujours plus audacieux. Notre bureau est en train de former une équipe de spécialistes en mesure de produire un travail de très grande qualité dans les domaines des évaluations environnementales et des sciences naturelles. Nous cherchons à nous faire connaître et à gagner le respect en raison d’un travail de qualité ainsi que d’un service à la clientèle efficace.