Tom Noland

Son père était un imprimeur et sa mère, une boulangère. « Lorsque j’étais plus jeune, je n’avais pas vraiment de mentor scientifique ». Quoi qu’il en soit, Tom Noland affirme s’être toujours intéressé aux plantes et tout particulièrement à leurs aspects physiologique et biochimique. « Essentiellement, il ne se passe rien sur le plan de la croissance et du développement d’une plante sans l’apport de la biochimie. » Tom a approfondi ses connaissances de la biochimie au cours de ses études de premier cycle en foresterie, de sa maîtrise en foresterie et de son doctorat en phytologie. Ses études l’ont mené à un poste de biochimiste des arbres pour le ministère des Ressources naturelles de l’Ontario.

Aujourd’hui, Tom partage son temps entre le travail de bureau et le travail sur le terrain. L’hiver, par exemple, on le retrouve principalement assis à son bureau en train de rédiger des propositions, d’élaborer des mémoires de recherche et d’analyser des données. Pendant l’été, il consacre davantage son temps sur le terrain à recueillir des échantillons, à mesurer la croissance des arbres ou le développement de lopins de terre en forêt. Tom adore pouvoir travailler à l’extérieur bien qu’il ait parfois à affronter les intempéries. « Une mauvaise journée à l’extérieur par temps maussade vaut toujours mieux qu’une bonne journée passée à l’intérieur. »

La diversité des responsabilités que Tom assume et les défis qu’elles posent lui réussissent. « Cette semaine, j’ai accordé une entrevue aux médias au sujet d’une nouvelle usine de bioraffinage en voie d’être construite à Ottawa, puis je suis allé aider à la réalisation d’une vérification environnementale. » Tom a l’habitude de mener plusieurs projets de front. « En règle générale, je travaille simultanément à deux ou trois projets majeurs et à un ou deux projets de moindre envergure ». Ajoutons que la durée moyenne de ces projets varie de 3 à 5 ans.

L’un des plus grands inconvénients du travail de Tom est celui de trouver le financement requis pour réaliser ses projets. En tant que scientifique travaillant pour le gouvernement, Tom est constamment confronté à des budgets de recherche de plus en restreints. « Je consacre beaucoup plus de temps à la recherche de financement que par le passé. » La nécessité de trouver des sources de financement extérieures diminue le temps que Tom peut consacrer à la recherche, soit l’épine dorsale de son travail. Il ne s’avoue cependant pas découragé pour autant, car il est parfaitement conscient de l’importance que revêt son travail. « En tant que scientifique pour le gouvernement, je ne travaille pas pour moi-même. Je travaille pour les autres, car le fruit de mes recherches peut avoir des répercussions sur l’ensemble de la population. Mon travail est essentiel. »