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Zoologiste

La zoologie est l'étude scientifique du royaume animal, qui comprend un vaste éventail d'organismes, des petits invertébrés comme les vers de terres aux mammifères géants comme les baleines bleues. Cette discipline couvre plusieurs volets et les zoologistes peuvent se spécialiser dans des domaines comme le comportement animal, la physiologie, l'anatomie ou la taxonomie. Les recherches des zoologistes sont essentielles à nombre de problèmes environnementaux et à la protection des espèces animales du Canada.

Entry-Level Salary:
n/a
Senior-Level Salary:
n/a

En Bref

Imaginez que vous êtes resté éveillé toute la nuit, assis derrière une épaisse fenêtre de plexiglas à regarder nerveusement une ourse polaire donner naissance à deux oursons. Vous êtes zoologiste et votre spécialité est l'étude du comportement des mammifères, plus précisément l'interaction entre les mères et leurs petits. Vous avez été invité dans un zoo pour être témoin de cet événement exceptionnel dans le cadre de votre recherche. Vous surveillerez de près la nouvelle mère : son comportement à l'égard des oursons durant les quelques premières heures de leur vie aura une incidence énorme sur leurs chances de survie. Ce que vous verrez ce soir vous aidera pour vos travaux de recherche et, espérons-le, saura vous inspirer des pistes sur les mesures que les scientifiques devraient prendre pour assurer la croissance de la population dans la nature.

En tant que zoologiste, vous étudiez les ours polaires depuis des années, mais ce sera la première fois que vous assisterez à la naissance d'oursons de si près. Une fois la mise bas, la mère et ses oursons auront besoin de temps seuls entre eux et vous les observerez donc à l'aide d'une caméra cachée à l'intérieur de leur micro-habitat. Vous surveillerez attentivement les oursons pendant les premières heures de leur vie pour être sûr que la mère ne les rejette pas, ce qui peut arriver de temps à autre. Si une telle chose se produit, vous chercherez les raisons du rejet et ce que vous pourriez faire pour empêcher ce genre de comportement à l'avenir chez les animaux en captivité et en liberté. Mais il est fort probable que la mère accepte ses nouveaux oursons et qu'elle commence à leur apprendre comment survivre dès les premières minutes qui suivront leur naissance. Voilà ce dont vous voulez être témoin : la façon dont elle leur enseigne à se nourrir, à courir, à nager et à développer les aptitudes nécessaires à leur survie. Cet événement en apprendra beaucoup aux zoologistes sur le comportement et la survie des ours.

Fonctions


Les fonctions types varient beaucoup d’un emploi à l’autre, mais la liste qui suit donne un exemple des fonctions qu’un zoologiste est susceptible de remplir :

  • Étudier les rapports entre les animaux et leur environnement.
  • Étudier le développement, la physiologie et le rôle des animaux.
  • Recenser les populations animales et préparer des rapports à l’intention des agences de gestion.
  • Superviser et coordonner le travail du personnel technique.
  • Recueillir, traiter et préparer des spécimens à des fins d’études.
  • Analyser des données et des observations expérimentales et évaluer des résultats d’études.
  • Effectuer des recherches et des analyses documentaires.
  • Préparer et publier des articles scientifiques afin de rendre compte des résultats d’expériences.

Milieu de Travail


Les zoologistes travaillent dans divers endroits, dont les suivants :

Au bureau :

  • accomplir des tâches administratives et analyser les données à des fins de rapports
  • communiquer par téléphone et lors de réunions avec les clients, les services gouvernementaux, les collègues et d’autres scientifiques
  • compiler des données et rédiger des rapports et des articles scientifiques
  • effectuer des recherches sur les nouvelles technologies et les nouveaux progrès en matière de zoologie et préparer des analyses documentaires

En laboratoire :

  • traiter et analyser des spécimens
  • procéder à des expériences

Sur le terrain :

  • procéder à des expériences
  • collecter des spécimens
  • présenter des recherches et des résultats expérimentaux dans le cadre de conférences et de rencontres publiques

Où Travailler


Il existe un certain nombre d’endroits où les zoologistes peuvent trouver un emploi. Parmi eux, on compte les suivants :

  • services gouvernementaux fédéraux, provinciaux, territoriaux et municipaux
  • collèges, universités et instituts de recherche
  • sociétés de consultation en environnement
  • autres secteurs, comme la recherche pharmaceutique et l’agriculture, ainsi que les entreprises de production alimentaire et de biotechnologie
  • zoos
  • organismes sans but lucratif, organismes non gouvernementaux et organismes internationaux
  • sociétés privées d’experts-conseils

Études et Compétences


Si vous êtes actuellement à l’école secondaire et que vous envisagez une carrière en tant que zoologiste, vous devez avoir d’excellents résultats dans les domaines suivants ou une prédilection pour ces derniers :

  • Biologie
  • Anglais/Français
  • Mathématiques
  • Chimie
  • Physique

Dans la majorité des cas, la qualification minimale requise afin de travailler en tant que zoologiste est un diplôme universitaire de premier cycle; cependant, la plupart des postes se trouvent dans le domaine de la recherche et nécessitent des études supérieures.

Si vous êtes étudiant au niveau postsecondaire et que vous envisagez une carrière en tant que zoologiste, les programmes suivants conviennent particulièrement à la carrière à laquelle vous vous destinez :

  • Zoologie
  • Biologie
  • Écologie

L’accréditation des zoologistes n’est pas obligatoire.

modèles de Rôle


Douglas Morris

J’ai passé bien du temps en pleine nature quand j’étais petit. L’écologie m’a toujours intéressé et j’ai grandi avec l’idée que je pourrais faire progresser nos connaissances en matière d’écologie ainsi que d’évolution. J’ai commencé mes études universitaires au début des années 1970 et j’ai obtenu mon doctorat à la fin de cette même décennie. Je suis devenu professeur adjoint à l’université et j’ai poursuivi mes recherches en écologie.

Au cours des vingt dernières années, j’ai collaboré avec plusieurs universités, tant à l’étranger qu’au Canada. Mes travaux en écologie évolutionniste ont surtout porté sur les répercussions des habitats choisis, principalement pour les petits mammifères. Toutefois, je tente de dégager une « vue d’ensemble » sans restreindre ma compréhension à un groupe d’espèces en particulier. Le rédacteur en chef et les examinateurs d’une importante revue scientifique ont reconnu dès le début la valeur de mes théories ainsi que du travail empirique accompli, ce qui a aidé à solidifier mon intérêt par rapport à la question des habitats. Depuis, j’ai élargi la portée de mes théories fondamentales et j’ai pu répondre à nombre de questions au sujet du rôle de l’habitat, aux niveaux de l’écologie et de l’évolution ainsi que par rapport aux espèces sauvages. J’aime bien me retrouver sur le terrain et j’invite les étudiants à prendre part aux travaux qui s’y déroulent. De telles activités pratiques nous permettent de mieux comprendre l’écologie et la biologie évolutionniste. Souvent, ce travail et les diverses expériences menées sur place stimulent mon esprit. Mon rôle d’enseignant se marie parfaitement à celui de chercheur. Je suis donc en mesure de beaucoup mieux comprendre la nature et de transmettre ces connaissances à de nouvelles générations d’écologistes.

Le travail sur le terrain me permet de demeurer en contact avec ce qui est pratique et ce qui importe vraiment. Je me tiens au courant de ce qui se passe en lisant des publications spécialisées, revoyant des manuscrits, élaborant des théories, enseignant à mes étudiants et faisant du réseautage avec mes collègues. Grâce à Internet, je peux garder le contact avec d’autres travailleurs scientifiques de partout dans le monde et échanger avec eux. En outre, je participe aux rencontres annuelles organisées par la Société canadienne de zoologie ainsi qu’à un congrès international d’envergure chaque année.

Nombreuses sont les possibilités d’emploi compte tenu de l’importance toujours accrue accordée par le gouvernement et la société aux questions d’environnement. Dans le monde universitaire, les augmentations salariales sont associées aux réalisations. Après être devenu professeur à part entière, les possibilités d’avancement se situent principalement du côté administratif. Sur le plan personnel, j’ai l’intention de me pencher plus à fond sur les comportements d’adaptation des animaux comme indicateurs de stress environnemental. J’espère être davantage actif à l’échelle internationale et montrer comment solutionner certains problèmes de conservation, grâce aux connaissances que nous avons acquises au cours des deux dernières décennies de travaux de recherche menés sur le terrain et portant sur les petits mammifères, connaissances que nous continuons d’ailleurs d’accumuler.

Si vous envisagez devenir professeur d’écologie ou de zoologie à l’université, il vous faudra suivre des études en mathématiques et obtenir un diplôme de niveau supérieur en biologie. Les personnes qui travaillent dans ce domaine doivent pouvoir adopter une perspective d’étude élargie des problèmes. Il vaut mieux être davantage intéressé par les problèmes eux-mêmes que par certaines espèces d’animaux ou de plantes en particulier. Les gens qui ont de l’expérience et des antécédents solides en projets de conservation internationaux auront un avantage. Des postes en environnement sont à pourvoir d’un océan à l’autre mais leur concentration est évidente à Ottawa et dans les capitales provinciales.

Mes activités quotidiennes varient selon la saison. En automne et en hiver, je me concentre sur l’enseignement et j’interagis avec les étudiants, les autres membres du corps professoral et les administrateurs. En été, j’aime bien être sur le terrain, aux lieux que nous avons choisis pour effectuer nos recherches, dans le sud et dans le nord de l’Ontario, dans le sud de l’Alberta et dans l’Arctique. J’ai ainsi l’occasion de travailler avec différents biologistes et forestiers ainsi qu’avec des organismes gouvernementaux. Officiellement, je travaille 35 heures par semaine, mais la barre des 80 est souvent atteinte et même dépassée, surtout lorsque des travaux sont menés sur le terrain. À l’enseignement et au travail sur le terrain se greffent les analyses statistiques, les simulations informatiques, la manipulation d’animaux sauvages, l’utilisation de divers articles de sécurité et de capture, la rédaction, l’examen d’ébauches et la présentation de demandes de subventions, l’organisation de séminaires et de symposiums ainsi que des tâches administratives.

La recherche et la formation de nouvelles générations d’étudiants, afin qu’ils pensent en termes d’écologie, d’évolution et de conservation, sont enrichissantes pour tout le monde. J’ai la chance de pouvoir adopter de nouveaux cheminements de pensée créatifs et j’en suis reconnaissant. Cette liberté de pensée me permet d’apporter des solutions novatrices à des problèmes environnementaux.